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| Le grand-orgue Clicquot de l'Église
St-Sulpice s'achève en 1781. L'une des meilleures
et dernières réalisations dans le style
classique fut destiné à survivre au temps
orageux révolutionnaire. D'autre côté,
en 1811 un garçon est né dans une famille
facteur d'orgue habité cette époque
à Montpellier après des années de réfuge
en Espagne. Son grand père, formidable facteur
Jean-Pierre était aussi ami de Dom
Bédos, l'auteur du traité célèbre
: "L'Art du Facteur d'Orgues". En 1832 il se met à Toulouse en faisant ses
études de mathématiques. Lors de passage de
Rossini à cette ville, à
la présentation de l'opéra "Robert le
Diable", Aristide eut une chance extraordinaire de
lui présenter son invention récente nommée
"Poïkilorgue (orgue varié)".
Cet instrument est une sorte de l'Harmonium qui produit
un effet de l'expression en adoptant des anches libres et
un seul soufflet actionné par une pédale
à l'aide d'une autre pédale à
comprimer et régler la pression d'air du réservoir
enchaîné au soufflet. Un Poïkilorgue se
trouve aujourd'hui même dans un Ils se présentent aux figures importants parisiens dont Cherubini qui se trouvera parmis les membres de la commission du nouvel orgue de l'insigne basilique de St-Denis à annoncer son appel d'offre seulement quelques semaines après l'arrivée des trois provinciaux. Deuxième chance. La décision de construire un nouvel orgue à St-Denis a du attendre pendant 33 ans après le démontage de l'instrumrnt précédent tout comme pour qu'Aristide connaisse cet appel d'offre tout fortuitement au tour de cet édifice prestigieux. Il fit son devis d'un grand instrument inventif et simplement révolutionnaire seulement en quelque jours. Le résultat est là. La commission jeta son dévolu, devant les
concurrences de premier ordre, à ce jeune
facteur provincial presque totalement inconnu à ce
moment-là, grâce à une grande qualité
incontestable de son devis proposé (et peut-être
grâce à la connaissance des membres déjà
impressionnés par son esprit divin). C'est ainsi
que notre moteur symphonique démarre. Avant 1837
il finit les travaux de partie instrumentale en
collaboration de son père et son frère, et
ils attendirent l'achèvement du buffet confié
à l'architecte de l'époque François
Debret. Mais l'installation retardée jusqu'en 1839
par les travaux de restauration de la Basilique apporta
à Aristide de délai à résoudre
un problème sérieux de la dureté
insupportable de touches. |
|
| - | assurer la capacité de soufflerie (la soufflerie Cummins) |
| - | augmenter la pression |
| - | varier la pression d'air fourni aux sommiers |
| - | multiplier les jeux de fonds |
| - | organiser les accouplements des claviers manuels et pédale |
| - | agrandir le Positif (intérieur) |
| Il en résulte que la régistance
mécanique et pneumatique de transmission
s'accumule énormément à causer une
touche dure. Cette attente lui prépare une rencontre révélée d'un confrère anglais qui nourrit un artifice de réduire la dureté de touche. À l'intuition, Aristide comprit tout l'essentiel de cette invention ingénieuse dès la fin de première explication. Cet artifice est connu à nos jours par le nom baptisé d'après son inventeur Charles Barker. L'avantage de ce levier
pneumatique auxiliaire (machines
Barker ou Barker lever) attribue
surtout à sa touche aussi agréable (legère)
et analogue que
celle-ci chez transmission mécanique classique.
Aristide tient à cette transmission mécanique par intermédiaire de machines Barker et il améliore le détail de ce mécanisme toute sa vie. Deux petits défauts suivants s'améliorent
grace aux efforts de plusieurs facteurs : |
|
| - | une ouverture retardée de soupape au sommier, causée par l'attente de gonflement de machine Barker (mais il y a toujours du retard chez un grand orgue alors cela ne semble pas grave) |
| - | une fermeture lente de soupape au sommier, causée par l'attente d'ouverture de soupape d'échappement de machine qui s'ouvre au vent (c'est tant important que les symphonistes français proposent de détacher le clavier radicalement) |
| C'est ainsi que le grand orgue de
St-Denis s'acheve en 1841. Après la naissance de
cet opus
1 Cavaillé-Coll, la musique d'orgue
en France tire sur la couleur Cavaillé. Il est en
effet difficile de trouver un instrument prestigieux non
touché par ce facteur (il réalisa plus de
600 instruments d'après le catalogue de Mutin, son
successeur). Dans la page suivante à paraître au mois du novembre prochain à peu près, on discutera sur la fondation de l'école française organistique du 19e siècle. bibliographie : |
|
| "Cavaillé-Coll" par Claude Noisette de Crauzat, Éd. La Flûte de Pan, 1984. | |
| "L'Orgue No 48" par Association des Amis de l'Orgue, 1992. | |
| "Le Grand Orgue Cavaille-Coll de la Basilique de
St-Denis (CD)" par Pierre Pincemaille, Disques Solstice SOCD 116, 1994. |
|
| "Les Grandes Orgues Historiques de St-Roch" par Loïc Métrope, 1994. | |
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Image de cette page :
Orgue
Cavaillé-Coll (1841), Basilique de Saint-Denis
Photo prise et préparée par
© 1994 Schoïchiro TOYAMA